Redéfinir la retraite

Redéfinir la retraite

 

Vous savez sans doute que la vie des québécois s'est allongée depuis une décennie.

Les hommes vivent maintenant jusqu'à 80,6 ans, et les femmes jusqu'à 84,5 ans, selon l’institut de la statistique du Québec.

Certains documents parlent même de 88 ans pour la génération des baby-boomers.  L’espérance de vie des québécoises et des québécois demeure même parmi les plus élevées au monde.

Alors, si on vit plus vieux, peut-on espérer vivre plus en santé, donc plus actif!

 

Dès maintenant redéfinissons le mot retraite :

Pour moi, il s’agit de continuer d’être active, loin de l’obligation de la performance et oser me permettre des moments de douceur, sans me sentir coupable….  Chaque fois que j’accepte une invitation maintenant, c’est qu’elle me fait plaisir. Oui !!!   Toutes les activités que j’accepte me gardent en forme mentalement, intellectuellement et bien sûr physiquement.

Aussi, je dois l’admettre, certains mandats me permettent de m’offrir des petits luxes que j’aurais eu plus de mal à m’offrir autrement, si je ne recevais que ma pension ou ne vivait que par mon vieux gagné comme on dit.

 

L’aspect financier

Lorsqu’on veut prendre sa retraite, l’aspect financier est évidemment un facteur déterminant. Je peux vous dire qu’avant de passer le tourniquet de T.V.A. pour la dernière fois comme employée, j’ai fait plusieurs vérifications et j’ai rencontré des experts financiers pour m’assurer que j’avais les moyens de laisser mon emploi après 35 ans de métier.

Soyons réalistes, les mots rente et pension, placements revêtent une certaine importance, si on veut bien sûr être indépendant et ne pas trop changer son mode de vie.  Je n’avais pas du tout envie de bouleverser ma vie et tomber dans la simplicité volontaire.  

Je n’avais pas envie non plus de me retrouver dans ces statistiques (Statistiques-Canada) qui indiquent que 17% des 55 ans et plus ont des dettes de plus de $100 milles et que 33% des canadiens sont encore endetté lorsqu'ils prennent leur retraite. 

Au Québec, nous ne sommes pas drôles avec l’endettement.

 

Le ratio d’endettement des ménages québécois et canadiens avoisine maintenant les 170 %.

Autrement dit, pour chaque tranche de revenus bruts de 100.00$, ces ménages ont une dette de 170.00 $.

Je lisais aussi dernièrement que les personnes retraitées s’endettent de plus en plus pour conserver leur train de vie. Une stratégie qui me semble très dangereuse. Et la situation financière se détériore encore plus lorsque les couples se séparent après 35 ou 40 ans de mariage.   De plus en plus de gens se retrouvent face à face lorsqu’ils prennent leur retraite et se disent : c’est avec « ça » que je vis depuis tant d’années.   Mais le « ça » que l’on ne veut plus voir, risque de coûter une beurrée si on doit tout séparer en deux, d’où l’importance de bien préparer sa retraite psychologique et financière, si on ne veut pas tout perdre…lorsque l’amour n’y est plus.

À l’aube de mes 40 ans, je gagnais bien ma vie, mais je n’avais pas un dollar dans un REER. Ma mère ne croyait pas ou ne comprenait pas cette formule.

Faut pas toujours écouter ses parents !

Et puis j’ai connu mon premier planificateur financier, qui lui m’a bien conseillé. Pendant quelques bonnes années, nous avons cheminé ensemble.

J’ai aussi préparé ma retraite graduellement à compter de 2001, à ce moment-là, sans trop le savoir.   J’ai vécu plusieurs étapes qui m’ont amené à prendre la bonne décision et à finalement faire le bon choix.   Professionnellement, c’est quand même l’une des plus importantes décisions que j’ai eu à prendre dans ma vie, celle de prendre ma retraite de T.V.A.   C’est quand même une décision qui touche au bas mot les 30 prochaines années de ma vie si la vie le veut.  Après l’aspect financier, l’aspect psychologique, les projets, le réseautage que je vous offrirai dans un autre texte